
Fondateur de l’agence Arenn, Maxime Rannou accompagne des athlètes comme Steven Da Costa, Titouan Castryck et Alexandre Léauté. Il raconte la réalité économique du sport de haut niveau, la recherche de sponsors et le travail nécessaire pour transformer une performance en carrière durable.
Les athlètes, contrats et dispositifs cités correspondent à mai 2026. Les exemples ne constituent pas des recommandations contractuelles ou financières.
CE QUE VOUS ALLEZ RETENIR
- Pourquoi une médaille olympique ne garantit pas la sécurité financière.
- Comment Maxime est passé d’une fédération sportive au métier d’agent.
- Ce que la préparation des Jeux de Tokyo lui a appris sur l’anticipation.
- À quel moment un athlète a besoin d’un accompagnement business.
- Comment construire un partenariat utile au sportif comme à la marque.
- Pourquoi la blessure et la fin de carrière doivent être préparées tôt.
- Comment un champion peut devenir le média de sa propre histoire.
LES TEMPS FORTS
- 02:54 — Les études en STAPS et la découverte du sport-business.
- 04:26 — L’arrivée à la Fédération française de karaté.
- 07:16 — Le passage à l’entrepreneuriat.
- 08:41 — La rencontre avec le métier d’agent.
- 10:51 — La préparation des Jeux olympiques avec Steven Da Costa.
- 25:07 — Le moment où un sportif a besoin d’un agent.
- 32:05 — La pression financière autour des athlètes.
- 49:34 — Pourquoi les sportifs doivent devenir leurs propres médias.
Comprendre le sport avant de vouloir le vendre
Maxime Rannou grandit dans une famille passionnée de sport. Il choisit STAPS parce qu’il sait déjà dans quel univers il veut travailler, puis se spécialise dans le management et l’événementiel sportif. Pour la première fois, les études donnent un sens direct aux sujets qu’il apprend.
Un stage de master l’amène à la Fédération française de karaté au moment des championnats du monde à Bercy. Il se consacre entièrement à l’expérience professionnelle, jusqu’à ne pas passer tous ses examens. Le choix lui apporte un CDD, puis un CDI et près de neuf années d’apprentissage sur le terrain.
Apprendre toutes les facettes d’une fédération
Relations presse, communication institutionnelle, réseaux sociaux, équipes de France : Maxime touche à des missions très différentes. Il découvre un sport qu’il connaissait peu et s’attache aux athlètes insuffisamment médiatisés.
Le travail consiste à raconter leurs performances, mais aussi à comprendre l’écosystème autour d’eux : entraîneurs, clubs, élus, fédération, partenaires et médias. Cette vision globale deviendra le socle de son activité d’agent.
Se lancer pour rapprocher travail et vie familiale
Le retour en région, motivé par l’arrivée d’un deuxième enfant, crée le moment du passage à l’indépendance. Une rupture conventionnelle offre un cadre de sécurité, mais Maxime ne se présente pas encore comme entrepreneur. Il veut tester des idées à partir de son expérience et de son réseau.
Le métier d’agent arrive par une relation de confiance. Maxime connaît Steven Da Costa depuis l’adolescence et lui propose de l’aider sur les réseaux sociaux et les relations presse avant les Jeux olympiques. L’accord commence sans grand contrat ni projection : d’abord rendre service, puis voir où cette collaboration peut mener.
Protéger l’athlète avant la plus grande compétition
La préparation des Jeux de Tokyo est une première. Steven Da Costa est déjà champion du monde et représente une chance majeure de médaille. Maxime anticipe les demandes médiatiques afin que les dernières semaines restent consacrées au sport.
Pendant des Jeux organisés sans public, il accompagne également la famille du karatéka. Après la médaille d’or, il aide à absorber les sollicitations. Cette présence illustre une dimension centrale du métier : créer autour de l’athlète un environnement stable lorsque tout s’accélère.
Trouver des revenus dans une carrière fragile
Un champion olympique ou paralympique ne roule pas nécessairement sur l’or. De nombreux sportifs doivent réunir des sponsors et des mécènes pour payer leur matériel, leurs déplacements ou une partie de leur quotidien. Leur carrière peut basculer avec une blessure, une contre-performance ou la disparition d’une discipline du programme olympique.
L’agent cherche des ressources, négocie les contrats et protège le temps du sportif. La pression est réelle : l’athlète attend des résultats commerciaux pendant qu’il doit lui-même performer. Maxime décrit cette interdépendance sans masquer les périodes où les discussions n’aboutissent pas.
Construire des partenariats, pas seulement placer un logo
Un bon partenariat doit répondre aux intérêts des deux parties. La marque obtient des prises de parole, des contenus, des événements ou une association d’image. L’athlète reçoit les moyens nécessaires à sa carrière, mais aussi un partenaire cohérent avec ses valeurs.
Cette cohérence protège la réputation et rend la relation plus crédible. Le rôle de l’agence est de traduire l’histoire, la personnalité et la discipline en proposition compréhensible pour une entreprise.
Devenir le média de sa propre trajectoire
La performance seule ne suffit plus toujours à créer de la valeur. Un sportif doit pouvoir raconter son quotidien, ses entraînements, ses doutes et ses engagements. Les réseaux sociaux permettent de ne plus dépendre entièrement de la couverture médiatique réservée aux grandes compétitions.
Maxime ne demande pas à chaque champion de devenir influenceur. Il l’aide à construire une présence fidèle à sa personnalité et compatible avec l’entraînement. Cette audience peut soutenir le sponsoring aujourd’hui et préparer l’après-carrière demain.
Entreprendre sa carrière sans rester seul
Les sportifs de haut niveau prennent des décisions proches de celles d’un entrepreneur : constituer une équipe, gérer une marque personnelle, négocier des revenus et anticiper une activité courte. Mais ils ne devraient pas porter seuls toutes ces responsabilités.
Le travail de Maxime consiste précisément à créer cet espace de confiance où le champion peut se concentrer sur sa performance tout en construisant une trajectoire durable.
POURQUOI ÉCOUTER CET ÉPISODE ?
Cet épisode sera utile aux athlètes, aux marques intéressées par le sponsoring et aux professionnels du sport. Maxime Rannou déconstruit l’image d’une réussite automatiquement rentable et montre le travail invisible derrière chaque partenariat.
À PROPOS DE MAXIME RANNOU
Maxime Rannou est le fondateur de l’agence Arenn et agent d’athlètes de haut niveau. Il a auparavant travaillé près de neuf ans au sein de la Fédération française de karaté.
RESSOURCES CITÉES
- Arenn : agence fondée par Maxime Rannou.
- Steven Da Costa, Titouan Castryck et Alexandre Léauté : athlètes accompagnés et cités.
- Fédération française de karaté : organisation dans laquelle Maxime a travaillé.
- Jeux olympiques de Tokyo : compétition déterminante dans son passage au métier d’agent.






