
Après des expériences chez Meta et Google, Jeremy Pohu voulait depuis longtemps créer sa propre marque. Un défi lancé par un ami transforme l’intention en action : quelques semaines plus tard, Maison Matcha est née. Il raconte le crowdfunding, les problèmes logistiques et la construction d’une communauté.
Les ventes, stocks et audiences cités correspondent à janvier 2025.
CE QUE VOUS ALLEZ RETENIR
- Pourquoi chercher l’environnement où ses qualités deviennent naturelles.
- Ce que Meta et Google lui ont appris sur le marketing et la formation.
- Comment un défi personnel a accéléré le lancement de Maison Matcha.
- Pourquoi le crowdfunding a servi de test autant que de financement.
- Comment la qualité du produit complique la gestion des stocks.
- Pourquoi Jeremy a choisi la transparence plutôt qu’un label bio.
- Comment transformer chaque nouvel abonné en début de relation.
LES TEMPS FORTS
- 03:15 — L’enfance sportive et le parcours scolaire atypique.
- 08:59 — Le recrutement chez Meta à Londres.
- 16:14 — L’expérience chez Google et le goût de la transmission.
- 21:07 — L’idée puis le lancement de Maison Matcha.
- 36:20 — Les difficultés logistiques après le crowdfunding.
- 41:14 — Le choix de ne pas demander la certification bio.
- 45:59 — Le pop-up et les matchas offerts.
- 53:03 — Les premiers chiffres et les priorités de croissance.
Chercher l’endroit où son profil devient une force
Jeremy Pohu grandit dans le sud de la France et suit un parcours sport-études. Il se décrit comme un élève capable mais peu attiré par l’apprentissage sans contexte. Très tôt, il préfère comprendre le « pourquoi », expérimenter et utiliser l’ordinateur pour construire des projets concrets.
Cette curiosité l’amène à créer des sites, gérer des campagnes publicitaires et travailler en freelance avant même la fin de ses études. Elle devient un avantage lorsqu’il candidate chez Meta : plutôt que de réciter un profil attendu, il peut parler d’expériences déjà vécues.
Apprendre dans les grandes plateformes
À Londres, Jeremy forme des agences et des annonceurs de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique aux outils publicitaires de Meta. Les voyages, les échanges avec des entreprises très différentes et l’obligation de rendre des sujets techniques accessibles développent son goût de la transmission.
Une autre expérience chez Google renforce cette expertise. Pourtant, Jeremy ne présente pas ces marques comme une fin en soi. Leur valeur vient des compétences, des rencontres et de la confiance qu’elles lui ont permis de construire.
Passer d’une envie répétée à une date de lancement
L’idée d’une marque de matcha naît lors d’un voyage à Bali, puis mûrit pendant plusieurs années. À Cape Town, après avoir bu un produit décevant, un ami lui reproche de parler sans jamais lancer. Jeremy répond par un engagement : la marque existera à la fin du mois.
Ce défi coupe court à la recherche du moment parfait. En 42 jours, Jeremy structure une offre, trouve des partenaires et lance Maison Matcha grâce à une campagne de crowdfunding. La vitesse ne supprime pas les erreurs ; elle les rend visibles assez tôt pour apprendre.
Utiliser le crowdfunding comme preuve de demande
Le financement participatif apporte de la trésorerie, mais surtout une première communauté de clients. Il oblige à expliquer la différence entre un matcha authentique et une simple poudre de thé vert, puis à convaincre avant de disposer d’une organisation totalement rodée.
Le revers apparaît rapidement : les délais, les emballages et l’approvisionnement deviennent critiques. Une promesse marketing n’a de valeur que si l’entreprise peut livrer la qualité annoncée.
Défendre la qualité par la pédagogie
Jeremy explique pourquoi Maison Matcha ne demande pas immédiatement la certification bio européenne. Plutôt que d’utiliser un label comme raccourci, il veut détailler l’origine, les méthodes de production et les critères de qualité du produit.
Ce choix exige davantage de pédagogie. Il faut parler de récolte, de broyage sur meule de granit, de fraîcheur et d’amertume sans noyer le client dans un discours d’expert. La transparence devient une composante de la marque.
Créer une communauté avant d’accélérer la publicité
Le pop-up où mille matchas sont offerts donne de la visibilité à la jeune entreprise. Mais Jeremy ne veut pas dépendre uniquement d’un coup de communication. Il travaille la fidélisation, les e-mails, le panier moyen, l’expérience d’ouverture du colis et la relation quotidienne avec les abonnés.
Son conseil est simple : lorsqu’une personne suit une jeune marque, la remercier et engager une conversation. Avant d’ouvrir largement le robinet publicitaire, il faut s’assurer que le produit, la logistique et l’expérience peuvent absorber la demande.
Aimer résoudre les problèmes
Pour Jeremy, un entrepreneur est quelqu’un qui cherche à comprendre et prend plaisir à résoudre des problèmes. Cette définition correspond à son lancement : chaque avancée révèle une nouvelle contrainte, du sourcing aux ruptures de stock.
L’enjeu n’est pas d’éviter l’inconfort, mais de sortir de sa zone de confort sans perdre de vue le plaisir, la santé et les relations qui donnent un sens au projet.
POURQUOI ÉCOUTER CET ÉPISODE ?
Cet épisode sera utile aux créateurs de marques, aux professionnels du e-commerce et à ceux qui hésitent entre une carrière confortable et un projet personnel. Jeremy Pohu partage un lancement très récent, avec ses intuitions comme ses difficultés opérationnelles.
À PROPOS DE JEREMY POHU
Jeremy Pohu est le fondateur de Maison Matcha. Formateur et spécialiste du marketing numérique, il a auparavant travaillé pour Meta et Google avant de créer sa marque de matcha japonais.
RESSOURCES CITÉES
- Maison Matcha : marque fondée par Jeremy Pohu.
- Meta et Google : entreprises dans lesquelles il a travaillé.
- Le Petit Prince : livre qu’il relit régulièrement.
- Kaizen : documentaire d’Inoxtag sur l’ascension de l’Everest, cité dans l’épisode.
- Le crowdfunding de Maison Matcha : campagne de lancement de la marque.
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